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Publié par Floran Vadillo

« Sécurité routière, gestion des données et libertés individuelles à l’heure des véhicules autonomes et connectés », Enjeux numériques, Annales des Mines, n°7, septembre 2019, p.9-14.

Objet longtemps réservé aux exercices de science-fiction, le véhicule autonome (VA) s’apprête à investir notre réalité. En effet, les initiatives se multiplient, portées notamment par Google, Tesla, Citroën ou Valeo, permettant de donner corps à ce qui paraissait utopique, si bien que l’interrogation porte désormais moins sur les potentialités que sur le rythme d’introduction des VA sur nos routes : les scénarios de diffusion lente (fondés sur le taux de remplacement annuel des véhicules) évoquent l’horizon 2040-2050, tandis que ceux basés sur des hypothèses d’une pénétration rapide du marché avancent l’horizon 2020-2030 . Cette dernière projection semble ambitieuse au regard des revirements de certains constructeurs (à l’instar de PSA qui a récemment renoncé à produire des véhicules entièrement autonomes), même si fleurissent déjà de nombreuses expériences en matière de transport collectif urbain (à La Rochelle, Lyon, etc.) et même si les pouvoirs publics affichent une claire volonté d’accompagnement . D’ici là, les véhicules, sans être autonomes, vont intégrer toujours plus d’éléments connectés afin d’assister voire de suppléer le conducteur (ce qui justifie le recours au terme générique de « véhicule autonome et connecté » (VAC) qui subsume les différents stades d’évolution des véhicules, cf. schéma ci-contre).

Au-delà d’adaptations des règles de conduite ou des missions des forces de sécurité intérieure (FSI) et des administrations de la sécurité routière, une réflexion peut se nouer autour du rôle du VAC lui-même comme acteur de la sécurité routière, parfois indépendamment de son conducteur/passager. En effet, la technologie permet d’élargir le champ des possibles et notamment d’envisager de nouvelles interactions avec les FSI. Toutefois, cet horizon doit être pondéré par des considérations juridiques et sociales, elles aussi évolutives sous certaines conditions. Car la voiture ne se résume ni à un simple moyen de locomotion, ni à un outil : elle constitue un objet économique et social aux très fortes implications.

 

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